Résumé

Delly,  Ma robe couleur du temps (1981)

“ Je reconnus Angelina. Sa bouche se tordait en un sourire mauvais et ses yeux luisaient en s'attachant sur moi.
Elle dit insolemment :
— Eh ! mademoiselle Gillette, il faut bien constater, tout de même, que vous donnez des
rendez-vous à M. de Trézonnes chez le père Rouchenne ? C'était pas la peine de tant faire la renchérie ! Voyez-vous ça !
Je me redressai, en la toisant avec mépris. — Comment vous permettez-vous de me parler ainsi ? N'attribuez pas aux autres les actes dont vous seriez capable, Angelina. Vous êtes une mauvaise fille, indigne des braves gens que sont vos parents.
”
Source : Gallica

Delly,  Ma robe couleur du temps (1981)

“ Déjà j'hésitais pour ce motif à accepter la demande du docteur Borday. Mais avec
celui-ci, je n'aurais été ni très heureuse, ni très malheureuse. Avec M. de Trézonnes, je pressens que je serai l'une ou l'autre...
« L'autre probablement. Il ne saura pas me comprendre, il ignorera toujours combien mon cœur est avide d'affection tendre, de joies familiales. Il m'aimera peut-être « avec passion », comme disait M. Rouchenne ; je l'aimerai aussi, mais je crois qu'avec toute la passion du monde on peut se trouver bien isolé, quand les âmes ne s'unissent pas. »
”
Source : Gallica

Delly,  Ma robe couleur du temps (1981)

“ Un quart d'heure plus tard, nous étions à la Sauvaie. Le médecin en sortait. Il répondit à la question de Guy :
— Il s'en va. C'est le cœur qui le lâche. Le vieillard était étendu dans son petit lit de fer. Le soleil arrivait jusqu'à lui, chauffait ses mains qu'il joignait en écoutant le curé qui lui parlait à mi-voix.
Les yeux tranquilles, à notre vue, s'éclairèrent dans le doux visage ridé, un peu blêmi. Le prêtre se retira et nous nous penchâmes vers le mourant :
Guy dit avec douceur :
— Nous voici, mon vieil ami. Nous venons vous soigner, vous guérir.
”
Source : Gallica

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