Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice

Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice

Résumé

Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice À la veillée

Cet air d’importance n’amena pas le plus petit sourire sur ses lèvres roses. Elle lui tendit gaiement la main, en disant :
— Eh bien ! comment se porte-t-on par chez vous, Cyprien ?
— Mais cahin-caha, mademoiselle Marie : l’oncle Roussi est un peu malade ; quant à moi, ceci est du fer, ajouta-t-il en se passant familièrement la main sur la poitrine.
— Savez-vous que vous êtes heureux d’avoir bonne santé comme cela, Cyprien : au moins, c’est une consolation, pour vous qui mettez sur terre tout votre bonheur, car pour celui de l’autre côté, on m’assure que vous n’y croyez guère.
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Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice À la veillée

Peut-être songeait-il à l’anglais, lorsqu’il entrevit la silhouette d’un vaisseau, puis de deux, puis de huit, puis de vingt, qui s’avançaient à travers l’impénétrable banc de brume. Le père
Paradis croyait rêver, et pourtant il n’y avait pas à douter, c’était L’Edgar qui glissait silencieusement sur le flot, suivi de son convoi. À mesure que les navires filaient, le brouillard semblait courir dans leur sillage, et bientôt, à l’exception de L’Edgar et de quelques autres, tous doublèrent la Pointe-aux-Anglais, entrèrent dans la passe et allèrent s’évanouir sur les récifs de l’Ile-aux-Œufs.
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Portrait de Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice À la veillée

Et pourtant il approchait, grand’mère, et à mesure qu’il s’avançait, j’entendais distinctement mon cœur battre dans ma poitrine.
Déjà le Pape était arrivé à mon voisin ; et tout à coup une voix claire, sympathique, fortement nuancée d’accent italien me dit en français :
— D’où êtes-vous, mon enfant ?
— Du Canada, répondis-je en levant les yeux.
Le pape était là, debout devant moi !
— Ah ! ah ! de mon pays de prédilection, continua-t-il en souriant. Votre patrie est une terre de braves, une terre d’exemple et de bénédiction.
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