Résumé

Portrait de Gyp Gyp Le bonheur de Ginette (1911)

Elle se dit : « Lui aussi m'aime !... » et elle s'envola dans le rêve, sans plus penser à la réalité. Elle baissa les yeux sous le regard si bon qui l'affolait, et resta immobile, craintive, attendant quelque chose de terrible et de doux qu'elle ne pouvait pas définir.
Le rideau tombait. M. de Thièle recula bruyamment sa chaise et dit :
— Croyez-vous, Chavoy, qu'il y ait des financiers comme celui-là ?...
Il répondit :
— Je ne connais pas du tout ce monde-là... je ne sais même pas s'il existe...
Le marquis affirma :
— Il existe... n'est-ce pas, Geneviève?..
Source : Gallica

Portrait de Gyp Gyp Le bonheur de Ginette (1911)

A la stupéfaction profonde de son mari et d'Auray, elle sauta le fossé et dit, en longeant le bois sans se soucier le moins du monde du désappointement et de la désapprobation des voitures :
— Ah zut !... je passe à côté !...
Son absence totale de respect humain lui laissait toute sa spontanéité d'action, et, pour la première fois depuis qu'elle existait, elle venait d'éprouver un regret à la pensée qu'elle pouvait se tuer ou s'abîmer. Elle venait d'avoir la perception très nette que depuis qu'elle aimait Jacques elle tenait à la vie! la vie qu'elle considérait naguère comme un ennui !
Source : Gallica

Portrait de Gyp Gyp Le bonheur de Ginette (1911)

Dînez tranquillement, Rosalie !... Joseph attellera après... mais il a le temps !... Monsieur Chavoy n'est pas pressé de rentrer à Paris...
Dans la chambre de la marquise, les grosses bûches achevaient de se consumer sous l'écroulement velouté des cendres. Un parfum délicat flottait, fuyant, indécis, sans qu'on sût trop s'il venait de la femme, ou des fleurs, ou de la pelisse de fourrure jetée sur le lit. Ce parfum pénétra Jacques. Il lui sembla qu'il l'aspirait à la fois par les narines et par tous les pores de sa peau , que ses cheveux, ses yeux, ses lèvres s'en imprégnaient fortement.
Source : Gallica

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