Résumé

Delly Le secret de la Luzette (1978)

Puisque vous m'aimez, et que je vous aime, je serai votre époux, votre guide, votre compagnon pour la vie !
Gildas !... Oh ! c'est trop de bonheur ! balbutiai-je.
— Ma Gaïta, il n'y en aura jamais trop pour vous, chère petite âme si droite, si simple, dont j'ai suivi avec tant de joie la prompte éclosion.
— C'est votre exemple qui m'a fait tant de bien ! Mais n'avez-vous pas peur que je sois bien peu raisonnable pour devenir votre femme ?
— Non, non, je ne crains rien, dit-il avec un sourire. Telle que vous êtes, c'est ainsi que je vous veux.
Source : Gallica

Delly Le secret de la Luzette (1978)

Ces yeux verts si profonds, à l'expression sérieuse et loyale, avaient le pouvoir de briser net toutes mes velléités d'insoumission, et d'attirer toute la confiance de mon jeune cœur encore un peu sauvage.
Mais l'intérêt et la sympathie qui s'éveillaient peu à peu en moi à son égard avaient encore un motif indépendant des qualités morales et intellectuelles de Gildas. Dans ces prunelles couleur d'aigue-marine, que je comparais toujours à l'onde transparente de la
Luzette, l'enfant imaginative que j'étais encore se figurait voir flotter un mystère.
Source : Gallica

Delly Le secret de la Luzette (1978)

J'avais eu à ce moment l'intuition que sa tranquille froideur n'était peut-être pas le fond de sa nature, et comme, naguère, je cherchais à voir l'image de Renaud d'Arbères dans les eaux calmes de ma petite rivière, il me venait le désir encore latent, mais très intense déjà, de pénétrer un peu dans l'âme close de Gildas Le Guernez.
Mais ce devait être chose difficile. Il était toujours parfaitement maître de lui, toujours égal de caractère — tout le contraire de sa pupille. En cela, il ressemblait à sa tante.
Source : Gallica

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