Delly, Les solitaires de Myols (1981)
“ Une sorte de lueur joyeuse éclaira un instant le regard de Renaud. — Tant mieux ! Nous ne souhaitons qu'une chose, c'est que vous y demeuriez toujours. — Oui, toujours, ma petite Huguette, répéta Mme d'Armilly avec un sourire qui détendit sa physionomie fatiguée. Que ferions-nous maintenant sans vous? Elle dit d'un ton un peu tremblant, en se penchant pour baiser le front de sa parente : — Eh bien, je resterai, ma tante... aussi longtemps que vous le voudrez. — Alors, ce sera toujours, répliqua Renaud, dont le grave visage semblait en ce moment presque celui d'un homme heureux. ”
