Gabriel Bonvalot,
Revue des Deux Mondes
“ Sadik ! En avant, Sadik ! Sadik porte la main à sa barbe, et, se tournant vers La Mecque, il dit : — Bismillah, au nom de Dieu ! du ton d’homme qui se courbe sous une fatalité inexorable. — Et il part, sondant l’hermine du Kizil-Art de son bâton. Puis il tombe, se relève, tombe encore, s’épuise en efforts ; on le tire du trou et il repart, dès qu’il a repris haleine. Trois Kirghiz se passent le rôle de chef de file ; parfois ils vont chacun de leur côté chercher un gué, parfois tout le monde cherche. Et derrière les premiers, les autres vont, — glissant, culbutant, soufflant. ”
