Résumé

H. Moser Revue des Deux Mondes

Les femmes tekkées, n’étant ni enfermées dans un harem, ni entièrement voilées, jouissent presque des mêmes droits que les hommes, avec lesquels elles s’entretiennent aussi librement que chez nous. Les aventures romanesques, les drames même ne manquent pas dans l’Akhal, témoin le fait suivant. Koul-Batter-Serdar avait une fille dont la beauté était célèbre dans l’oasis entière. Svelte, gracieuse, la nature l’avait douée d’une chevelure superbe et d’un regard si doux, que plus d’un jeune Tekké, plus d’un barbon même en avait été cruellement blessé.
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H. Moser Revue des Deux Mondes

Kaouchout-Khan-Kala, forteresse entourée d’une muraille de 4 verstes de tour, dans l’intérieur de laquelle se trouvent quelques centaines de chétives masures ainsi qu’un mauvais bazar, est le chef-lieu de l’oasis. Voilà cette Merv qu’on s’est représentée comme une cité merveilleuse et riche. Merv n’est pas une ville; ce n’est, en réalité, qu’une simple dénomination géographique donnée à une certaine portion de terre cultivée. Les Tekkés, les maîtres de l’oasis avant l’occupation russe, vivaient de brigandage; maintenant ils se livrent à l’agriculture.
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H. Moser Revue des Deux Mondes

L’alamane était le but de son existence, le seul moyen d’acquérir la réputation et la fortune; l’alamanetchik, qui ailleurs s’appellerait voleur de grand chemin, loin d’être méprisé, était chanté par les poètes comme un preux chevalier. Cette chasse à l’homme, dirigée contre une tribu ennemie, procurait au vainqueur des bestiaux et des prisonniers produisant une rançon considérable. De leurs incursions en pays d’infidèles, comme la Perse, les alamanetchiks ramenaient des troupeaux de kizirbach (terme de mépris donné aux Persans) qui alimentaient les marchés d’esclaves de l’Asie centrale.
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