Alamans

Définition et enjeux

Portrait de Godefroid Kurth Godefroid Kurth,  Clovis, Tome 1 (of 2) (1901)

“ Mais le jour vint où les Alamans eurent à compter avec d'autres peuples de leur race, qui leur disputèrent avec succès les terres impériales vacantes. L'Empire agonisant avait imaginé, conformément aux traditions artificieuses de la diplomatie romaine, de les mettre aux prises avec leurs voisins les Burgondes, les plus romains des barbares. Ceux-ci étaient d'abord venus s'établir entre les Alamans et les Francs, sur la rive gauche du Rhin. Plus tard, l'Empire les avait rapprochés de lui en les établissant dans la Sapaudie, le long du Rhône et au pied des Alpes. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Godefroid Kurth Godefroid Kurth,  Clovis, Tome 2 (of 2) (1901)

“ Loin que nous trouvions chez lui des actes de véritable cruauté, nous le voyons au contraire user de clémence envers les Alamans vaincus, et renoncer à poursuivre son avantage sur Gondebaud. Converti à la foi catholique, il se montre tolérant envers ceux de sa nation [Pg 202] qui sont restés païens; il les reçoit souvent à sa table, et rien ne laisse croire qu'ils soient exclus de sa faveur. ”
Source : Gutenberg

H. Moser,  Revue des Deux Mondes

“ L’alamane était le but de son existence, le seul moyen d’acquérir la réputation et la fortune; l’alamanetchik, qui ailleurs s’appellerait voleur de grand chemin, loin d’être méprisé, était chanté par les poètes comme un preux chevalier. Cette chasse à l’homme, dirigée contre une tribu ennemie, procurait au vainqueur des bestiaux et des prisonniers produisant une rançon considérable. De leurs incursions en pays d’infidèles, comme la Perse, les alamanetchiks ramenaient des troupeaux de kizirbach (terme de mépris donné aux Persans) qui alimentaient les marchés d’esclaves de l’Asie centrale. ”
Source : Wikisource

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