Scotisme

Définition et enjeux

Portrait de Jules de Lasteyrie Jules de Lasteyrie,  Revue des Deux Mondes

“ Les Scotts, comme on appelait alors les Irlandais, furent la lumière du moyen âge jusqu’à l’avènement de la scolastique [4] ; mais ces Irlandais de naissance étaient, par l’éducation, des Latins et même des Alexandrins, comme l’a démontré M. Hauréau. A côté des refuges de la science et de la religion, dont il ne reste que le nom et quelques pierres, tout était barbarie, grossièreté, violence. Nous connaissons les difficultés que fait naître l’amour des nouveautés, nous ignorons celles que produit le culte du passé. ”
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Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann,  Dictionnaire de théologie catholique

“ A partir de là, les discussions amorcées par la critique de Scot envahissent de plus en plus la théologie.
Une école scotiste est, en effet, constituée, qui recrute, par surcroît, le renfort du nominalisme. Or, pour quelques disciples tels que Mastrius, Hauzeur ou Frassen, qui crurent devoir atténuer la doctrine du maître, par exemple, sur la valeur des mérites du Christ, la plupart eurent à cœur de la maintenir intégralement : ainsi François de Mayronis, Durand de Saint-Pourçain, Occam, Pierre d’Ailly, Biel.
”
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Portrait de Walter Scott Walter Scott,  Les Aventures de Nigel

“ Quand auriez-vu quelqu’un de son pays secouer si cordialement la main à un pauvre Anglais ? Ma foi, je le dirai à l’honneur des Écossais, ils se mettront dans l’eau par dessus la tête et les oreilles pour servir un de leurs compatriotes, tandis qu’ils ne mouilleront pas l’ongle de leur petit doigt pour empêcher un Anglais de se noyer. Et cependant, sous ce rapport, maître George n’est encore qu’à demi Écossais, car je lui ai vu rendre plus d’un service à des Anglais. — Mais, vous-même, Jenkin, dit Tunstall, il me semble que vous n’êtes aussi qu’à demi Anglais... ”
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