“ Ah ! que n’ont-ils continué à vivre en bonne intelligence ! » — « Avez-vous quelquefois vu ce M. Mac-Ivor ? n’est-ce pas son nom, miss Bradwardine ? » — « Ce n’est pas son nom ; il ne vous pardonnerait de l’appeler master, que parce que vous êtes Anglais et que vous ne pouvez en savoir davantage ; ce titre est un affront pour lui. Les habitants des basses terres l’appellent du nom de son manoir, Glennaquoich ; et les montagnards l’appellent Vich-Jan-Vohr, c’est-à-dire, fils de Jean-le-Grand ; et nous, qui habitons le revers de la montagne, nous lui donnons tantôt un nom, tantôt l’autre. » ”
Walter Scott
Résumé
Publié en 1814 sous le pseudonyme de « l’auteur de Waverley », ce roman de Walter Scott marque le sommet du roman historique. Développé autour de la rébellion jacobite de 1745, il suit le parcours d’Édouard Waverley, un jeune Anglais hésitant face aux tensions entre ses origines whig et les traditions tories de sa famille.
À travers ses échanges avec les Highlanders et ses dilemmes politiques, Scott examine les conflits d’identité et les nuances de l’héroïsme, dans un décor historique riche en détails. L’œuvre, considérée comme le premier roman historique classique, combine aventure et réflexion sur la nature de la loyauté.
Citations de Waverley (Walter Scott)
“ « Baron, dit le Prétendant, je ne laisserais pas ma maîtresse en tête-à-tête avec votre jeune ami ; il est à coup sûr, quoique peut-être trop romanesque, un des jeunes gens les plus aimables que j’aie jamais vus. » « Et sur mon honneur, prince, répondit le baron, il est parfois aussi sérieux que moi, qu’un homme de soixante ans. Si Votre Altesse Royale l’eût vu rêver et soupirer à Tully-Veolan comme un hypocondriaque, ou, selon l’Anatomie de Burton, comme un malade frénétique ou léthargique, vous seriez étonné qu’il ait pu en si peu de temps reprendre tant d’enjouement et de gaieté. » ”
“ « Point de grâce, point de grâce pour moi, répondit Evan. Puisque vous êtes décidé à répandre le sang de Vich-Jan-Vohr, la seule faveur que j’accepterais de vous, c’est d’ordonner qu’on me délie les mains, de me remettre ma claymore, et de m’attendre où vous êtes. » « Emmenez ces prisonniers, dit le juge ; que leur sang retombe sur leur tête. » Absorbé par ses réflexions, Édouard s’aperçut que la foule, en sortant de la salle d’audience, l’avait entraîné dans la rue avant qu’il sût ce qu’il faisait. Son premier désir fut de voir Fergus, de lui parler encore une fois. ”
