“ La musique de notre héros ne ressemblait pas plus à celle de Blondel que Davie ne ressemblait à Cœur-de-Lion ; mais elle produisit le même effet : il se fit reconnaître. Davie sortit de sa cachette, mais timidement, tandis que Waverley, dans la crainte de l’effrayer, fit tous les signes d’amitié imaginables. « C’est son ombre ! » dit Davie ; mais, en approchant davantage, il parut reconnaître une de ses connaissances de ce monde. Le pauvre insensé semblait lui-même l’ombre de ce qu’il avait été. ”
Citations sur “Davie”
Walter Scott,
Oeuvres de Walter Scott, traduction Defauconpret…
(1883)
“ Mais le vieillard se venge au retour du matin. La grive dort, la tête sous son aile. Waverley ne put s'empêcher d'observer que Davie chantait ces vers avec une sorte d'emphase qui semblait leur prêter un sens satirique : il s'approcha, et chercha par diverses questions à tirer de lui ce qu'il voulait dire ; mais Davie n'était pas d'humeur à s'expliquer, et il avait assez de sens pour cacher sa malice sous le manteau de la folie. Edouard ne put donc rien apprendre de lui, si ce n'est que le laird de Balmawhapple était retourné la veille chez lui, « ses bottes pleines de sang. » ”
Walter Scott,
Oeuvres complètes de Walter Scott…
(1838-1839)
“ La lune à peine l'éclairé ; Le vent siffle avec colère, Et couvre nos pas : Venez ! Brave est celui qui du champ mortuaire A minuit foule la terre : Avec moi venez, venez ! Tout en chantant ces paroles avec une expression bizarre et animée, Davie faisait signe à Waverley de le suivre, et il se dirigea rapidement vers le fond du jardin, en marchant le long du ruisseau qui en formait, on peut s'en souvenir, la limite orientale. Edouard, à qui les vers chantés par Davie avaient donné un frisson involontaire, le suivit dans l'espoir d'en obtenir quelque éclaircissement. ”
