Paul Féval

Résumé

Paul Féval Jean-Diable. Tome 1 (1877)

Henri n'entendit pas ou feignit de ne pas entendre. Miremont sortait de l'avenue et arrivait à pied à la grille : on avait laissé les véhicules au bas de la côte.
— Voici mon père, dit Henri.
— Je le reconnais, je l'ai vu deux fois déjà : c'est un noble vieillard.
— Voyez-vous le couple qui le suit, Sarah?
Lady Frances ne répondit pas. Ses joues étaient blanches comme de l'albâtre; tout son sang avait reflué vers son cœur.
Le couple qui suivait M. de Belcamp était composé de Robert Surrisy et de Jeanne. L'âme de lady Frances était dans ses yeux.
Source : Gallica

Paul Féval Jean-Diable. Tome 1 (1877)

Au pays, l'artiste se fait un malin plaisir de trancher comme une mouche dans du lait. Il pose avec un indicible bonheur, fier de son génie dont la preuve est dans son chapeau. Il mystifie, si personne ne prend la peine de le mystifier; et chose plus étrange, il est sujet à prendre Germaine ou Jeanne pour ces bonnes filles, protectrices des arts et des études, qui émaillent certains quartiers de Paris, comme les fleurs fanées d'un parterre. Quand il ne commet pas cette méprise au sujet de Jeanne ou de Germaine, la thèse change : il a peur d'elles positivement.
Source : Gallica

Paul Féval Jean-Diable. Tome 1 (1877)

James Davy glissait en ce moment un regard à travers une fente de la cloison. Sa bouche, belle et pure comme les lèvres d'une femme, eut un sourire moqueur.
— « Je promets, » lut à haute voix le gros qui avait peine à réprimer son émotion, « de donner ma main, dès que je quitterai le théâtre, à M. William Robinson, brasseur à Lyon (France) , à qui appartient déjà mon cœur. »
— « Je promets, » épela le grand d'une voix tremblante, « de donner ma main, dès que je quitterai le théâtre, à M. Franck Turner, brasseur à Bruxelles (Pays-Bas) , à qui mon cœur appartient déjà. »
Source : Gallica

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