Mary-Lafon

Mary-Lafon

Résumé

Portrait de Mary-Lafon Mary-Lafon La boîte d'or (1880)

Vous le ferez si vous voulez, mais pas Guibert. Lui porter un tel coup, à lui le plus brave, le plus excellent, la crème des hommes. Ah !
madame, j'aimerais mieux ne revoir de ma vie le mas des Oliviers ! Vous ne savez donc pas, que, depuis son départ, il n'a eu, dit-il, qu'un regret, et qu'il n'a maintenant qu'une espérance de bonheur sur terre : vous !
— Je lui écrirai, répondit la marquise avec une froideur qui blessa Guibert au vif; car le brave fermier ne savait pas qu'il se forme un glacier aussi haut que celui de Vignemale autour du cœur de la femme qui n'aime plus.
Source : Gallica

Portrait de Mary-Lafon Mary-Lafon La boîte d'or (1880)

Levant la tête comme s'il eût voulu percer les voûtes de la Conciergerie pour envoyer sa prière au ciel : — Mon Dieu, s'écria-t-il avec ardeur, l'homme est bien ingrat en ce monde. Plus vous m'avez comblé de grâces et de dons et plus je vous ai oublié ; et maintenant, comme l'enfant prodigue, je reviens à vous dans mon angoisse et mes misères! Mon Dieu! pardonnez en bon père et rendez-moi ma fille!
— Vous l'aimez donc bien, cette enfant? dit Mme de Lozières avec un soupir.., — Ma fille ! ma Clairon, madame! mais c'est plus que mon bonheur, c'est ma vie, c'est mon âme!
Source : Gallica

Portrait de Mary-Lafon Mary-Lafon La boîte d'or (1880)

Fallût-il vous donner la moitié de ma fortune, je n'hésiterais pas ! — Ne prenez pas maréponse, madame, pour une fierté déplacée, mais l'argent n'est rien, au prix de l'honneur, pour nous autres filles du peuple.
— C'est de l'orgueil alors, ou de l'amour! dit la marquise impatiemment.
— Ni l'un ni l'autre, répliqua Clairon avec calme.
J'aime mille fois mieux mon nom de fille'de Guiberf, fermier du mas des Oliviers, que son blason et tous ses titres ; et pour l'amour, mon cœur est donné, et je ne le reprends pas ! — Vous n'aimez pas Tristan !
Source : Gallica

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