“ Ce sont les Highlands... vous aurez tout le temps de les voir et d’en entendre parler avant de revoir le marché de Glasgow... Je n’aime pas à les regarder, elles me mettent du noir dans l’âme... Ce n’est pas la peur au moins, non, ce n’est pas la peur ; c’est la compassion que m’inspirent les pauvres créatures à demi sauvages qui y meurent de faim. Mais n’en parlons plus, il ne faut pas parler des Highlandais quand on est si près de la frontière. J’ai connu plus d’un honnête homme qui ne se serait jamais aventuré si loin sans avoir fait son testament... ”
Highlandais
Définition et enjeux
Citations sur “Highlandais”
“ Avec le goût naturel aux montagnards, et surtout aux montagnards écossais, dans lesquels j’ai souvent remarqué une tournure d’imagination romanesque et poétique, la femme de Rob-Roy et sa suite avaient préparé notre déjeuner dans un endroit si bien choisi pour pénétrer les étrangers d’admiration et d’effroi. Les Highlandais sont un peuple naturellement grave et fier ; et, quoique nous le jugions grossier, il a, sur les formes de la politesse, des idées qui pourraient nous paraître portées à un excès ridicule, sans l’appareil de force qui les accompagne. ”
Alphonse Esquiros,
L’Angleterre et la Vie anglaise…
“ Et puis, la preuve que cette raison n’est pas la bonne, c’est qu’un tel travail de transformation s’est accompli dans des parties de la Grande-Bretagne où n’existe rien de semblable. La population des highlands par exemple est derrière ses montagnes à l’abri de toute infusion de sang étranger, du moins de sang méridional. C’est de plus une tradition constante que les anciens habitans, les Gaels, comme d’ailleurs les premiers Bretons, formaient une race blonde. Eh bien ! les highlandais actuels ne constituent point, il s’en faut de beaucoup, un peuple du même caractère. ”
“ Aujourd’hui trois choses sont inutiles à un Highlandais, son épée qu’il ne doit plus tirer, un barde pour chanter des actions qu’il n’ose plus imiter, et une large bourse de peau de chèvre, quand il n’a pas un louis d’or à y mettre. ”
Walter Scott,
Oeuvres complètes de Walter Scott…
(1838-1839)
“ REPAIRE D'UN VOLEUR HIGHLANDAIS. LE silence qui régnait dans la barque n'était interrompu que par le son lent et monotone d'une chanson gaëlique que murmurait en forme de récitatif l'homme placé au gouvernail, et dont le mouvement des rames semblait suivre les notes pour frapper l'eau en mesure. La lumière, dont on se rapprochait toujours davantage, brillait à chaque instant d'un éclat plus vif et plus irrégulier. Il devenait facile de reconnaître que c'était un grand feu; mais Edouard ne pouvait distinguer si ce feu était allumé sur une île ou sur la terre ferme. ”
Émile Littré,
Études sur les barbares et le moyen âge
(1867)
“ Les quatre langues celtiques se classent deux à deux : celles de l' Irlande et des Highlands , celles du pays de Galles et de l' Armorique . Le premier groupe diffère du second à peu près comme le grec diffère du latin . Dans chaque groupe , les ressemblances sont beaucoup plus considérables . M. Norris dit que l' irlandais et le highlandais ne diffèrent guère plus l' un de l' autre que l' anglais ne diffère de l' écossais des basses terres , et qu' un étudiant qui lit l' un trouvera peu de difficulté dans l' autre . Il en est de même entre le gallois et le bas-breton ”
“ Bleinhem, domaine donné par la reine Anne au duc de Marlborough, en récompense de ses services dans la guerre contre la France. a. m. ↑ Pour donner l’explication des exercices militaires observés au château de Glennaquoich, l’auteur fera remarquer que les Highlandais, non seulement maniaient avec habileté l’épée, l’arquebuse, et étaient experts aux jeux et exercices adoptés dans toute l’Écosse, mais qu’encore ils avaient une sorte de jeu tout particulier, conforme à leur costume et à leur manière de se battre. ”
Amédée Pichot,
Voyage historique et littéraire en Angleterre et en Écosse…
(1825)
“ Ce n'est plus seulement les bourgeois, membres de la société Highlandaise, qui se pavanent sous le costume celte ; mais les chefs 1 Poète philosophe, qui a laissé quelques sonnets estimés par Milton, et une histoire médiocre des Jacques d'Écosse. Il mourut en 1648, de la douleur, dit-on , que lui causa la condamnation de Charles Ier. eux-mêmes, avec leur queues 1, sont descendus des montagnes : des groupes de ces enfans du désert s'arrêtent étonnés devant les boutiques, ou les monumens de la nour velle ville. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ HIEROSOLYMA, nom latin de JÉRUSALEM. HIERZAC, ch.-l. de c. (Charente) , à 14 kil. N. O d’Angoulême ; 680 hab. Bons vins. HIGHLANDS, c.-à-d. hautes terres. On désigne ordinairement sous ce nom la partie septentrionale et montagneuse de l’Écosse, pour la distinguer des Lowlands ou basses-terres, qui forment l’Écosse méridionale. — Les Highlanders, habitants des Highlands, renfermés dans un pays presque inaccessible, ont conservé longtemps la vie et les mœurs patriarcales ; ils vivaient séparés par familles ou clans, sous la conduite d’un chef appelé laird ou chieftain. ”
Olivier, Voyage autour du monde : contenant la description géographique et pittoresque des divers pays… (1858)
“ Ceux qui habitent les montagnes, et qu'on appelle highlanders, ont des mœurs beaucoup plus agrestes que ceux de la plaine. Ils diffèrent un peu par le dialecte, et presque entièrement par le costume. Mais le paysan de l'une et l'autre contrée, quoique avec des idées très-bornées, sait plus qu'aucun autre homme de l'Europe, se conformer à son état. Son esprit, dès l'enfance, est plié à une obéissance passive pour le chef du clan ; c'est ainsi qu'on appelle les cantons des tribus qui divisent l'Écosse, surtout dans la partie des montagnes. ”
Pierre de Coubertin,
Revue du Pays de Caux N°1 Janvier 1903
“ Nous voici arrivés à l’époque chevaleresque : les Hébrides passèrent alors aux mains des Highlanders d’Écosse, et il nous faut dire quelques mots de cette race intéressante. Les Français savent très bien ce que c’est qu’un Highlander. C’est un monsieur qui porte une petite jupe à carreaux rouges et verts, des bas bariolés, une toque à aigrette, un grand plaid rattaché sur l’épaule et qu’on ne prend jamais par le fond de sa culotte attendu qu’il n’en possède pas. ”
Walter Scott,
La Fiancée de Lammermoor
“ Eh bien donc, milord, voici, je suppose, une espèce d’armée des Highlands assemblée, ou qu’on va rassembler dans ces montagnes sauvages pour servir le roi. Or, vous connaissez le caractère des Highlanders : je ne nierai pas que ce ne soit un peuple fort de corps et vaillant du cœur, et assez courageux dans sa farouche manière de combattre, qui est aussi éloignée des usages et de la discipline de la guerre que l’était autrefois celle des anciens Scythes, ou que l’est maintenant celle des sauvages Indiens de l’Amérique. ”
Louis Énault,
Angleterre, Écosse, Irlande : voyage pittoresque
(1859)
“ Les Highlands n'appartiennent plus en commun au clan et au chef du clan. La terre a été donnée par la couronne, ou bien elle a été prise par ceux qui ont pu et osé la prendre. « Nulle terre sans seigneur ! » l'adage est aujourd'hui vrai partout. Les paysans abandonnés végètent, loin des yeux du maître, écrasés par la redevance — la rente — qu'on envoie bien loin à des propriétaires qui ne se donnent pas même la peine de venir la chercher. Le pouvoir politique des clans avait été singulièrement affaibli par les derniers rois d'Écosse. ”
Guillaume Belèze, L'histoire moderne mise à la portée des enfants… (1874)
“ Dans les montagnes ou hautes terres, l'anarchie était plus complète. Les Highlanders étaient distingués du reste de la nation par un caractère plus sauvage, par des mœurs, un costume, un langage particuliers. ”
Walter Scott,
Une légende de Montrose
“ Et quant à l’intérêt des Highlands en particulier, je demande pardon à sir Duncan Campbell de ma franchise, mais il me semble très-évident que le seul effet produit par l’usurpation actuelle, sera l’agrandissement d’un seul clan, qui s’élèvera aux dépens de chaque chef indépendant de nos montagnes. ”
Camille Ferri-Pisani,
Voyage dans les mers du Nord à bord de la corvette la Reine Hortense
(1857)
“ Ainsi qu'on le voit, une différence complète de race existe entre les 1 Picti, les peints. montagnards d'Ecosse et les habitants des plaines. C'est, sans contredit, une des causes de la guerre que les deux populations n'ont cessé de se faire jusque dans ces derniers temps. Les Highlanders, pendant des siècles entiers, nourrirent le souvenir de leur antique défaite. Ils considéraient le plat pays comme leur propriété, et à tout moment ils se précipitaient en torrents tumultueux de leurs montagnes pour le ravager. ”
“ Supposons maintenant que la moitié de cette moitié se tire d'affaire honnêtement en travaillant pour les habitants des Lowlands, soit à faire la moisson, soit à faucher le foin, etc., combien de centaines et de milliers ne vous restera-t-il pas encore de ces Highlanders à longues jambes qui ne veulent ni travailler ni mourir de faim, qui ne songent qu'à mendier ou à voler, ou qui vivent aux dépens de leur chef en exécutant tous ses ordres quels qu'ils puissent être? Ils descendent par centaines dans les plaines voisines, pillent de tous côtés et emportent leur butin dans leurs montagnes. ”
Leconte de Lisle,
Histoire du Moyen-Âge
“ David, roi d’Écosse, appuyé sur les Saxons et les Gallois, passa la Twed pour soutenir la cause de sa nièce. Pour la première fois les Normands et les Écossais se heurtèrent près d’Allerton, à la bataille de l’Étendard, le 22 août 1138. Les Highlanders, les guerriers de Galloway, des basses-terres et des îles, armés de longues piques effilées, du petit bouclier de bois recouvert de cuir et de la claymore, ou brandissant la hache des anciens Scandinaves, commencèrent l’attaque au cri de « Alban, Alban ! » poussé par toutes les tribus gaëliques des hautes-terres. ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle de Malte-Brun…
(1855-1857)
“ Les Highlands sont, au contraire, un pays hérissé de montagnes âpres, nues, déchirées, glacées, coupé de baies profondes, de lacs, de marais, de landes, où la terre cultivable est rare, où la population est à demi sauvage et clair-semée, où les villes sont petites et peu nombreuses, où les seules industries sont le pâturage et la pêche. ”
Thomas Henry Huxley,
La place de l'homme dans la nature
(1891)
“ Qu'elle qu'ait pu être la mesure dans laquelle la population parlant celte de la moitié orientale de la Grande-Bretagne a été foulée aux pieds et supplantée par les Saxons et Danois de langue teutonne, il est très certain qu'il n'y eut pas de grand déplacement du peuple parlant le celtique en Cornouailles, dans le pays de Galles ou les Highlands de l'Ecosse, et que rien d'approchant à une extinction de ce peuple n'a eu lieu dans le Devonshire, le Somerset, ou la moitié occidentale de la Grande-Bretagne en général. ”
James Fenimore Cooper,
À bord et à terre
“ Est-il besoin de dire que Grace et Lucie étaient enchantées de tout ce qu’elles voyaient ? Les Highlands surtout les jetèrent dans l’extase, quoique depuis j’aie vu assez le monde pour reconnaître, avec presque tous les touristes expérimentés, que c’est relativement la partie la moins remarquable de ce beau fleuve ; car d’autres portions de notre globe offrent un caractère de grandeur plus frappant, tandis que nulle part on ne peut trouver dans un aussi petit espace un paysage aussi charmant que celui que présentent les autres parties de l’Hudson. ”
Charles Le Goffic,
Revue des Deux Mondes
“ La vérité est que les habitudes sociales des Highlanders, leur manque d’initiative, un sol ingrat, l’ « absentéisme » des lairds et l’éviction lente par leurs successeurs anglo-saxons de populations entières de tenanciers, ont faussé pour longtemps le ressort de cette race. ”
Jean Charpentier, L'anglais à Paris : histoire humoristique de son introduction dans notre langue et dans nos moeurs (1865)
“ Les mœurs sauvages et l'indomptable courage des Highlanders, habitants des hautes terres et membres des clans, qui ont été longtemps une source de légendes et de récits poétiques et guerriers, se sont peu à peu effacés devant le progrès de la civilisation. Les clans écossais furent les plus dévoués partisans du prétendant, pendant les rébellions de 1715 et de 1745; aussi le gouvernement anglais s'est-il efforcé de les faire disparaître. ”
“ C'est toujours à contre-coeur que le Highlander sort de ses déserts, et il est aussi difficile de le naturaliser ailleurs que d'arracher un pin de sa montagne pour le transplanter dans un autre sol. Mais même alors tous les glens des Highlanders avaient une population surabondante, et il en résultait quelques émigrations presque forcées. Quelques-unes de leurs colonies s'avancèrent jusqu'à Glascow, y cherchèrent et y trouvèrent du travail, quoique différent de celui qui les occupait dans leurs montagnes, et ce supplément de bras laborieux ne fut pas inutile pour la prospérité de cette ville. ”
“ Highlands veut dire hautes-terres d’Écosse, et Lowlands, les terres basses ou plaines. a. m. ; mander leur soupe, et jeter les vases à la porte ; prendre, sans payer les coqs, les poules, les brebis et les porcs. ”
Léonce de Lavergne,
Revue des Deux Mondes
“ Grâce à ce secours, la dépopulation s’est accomplie, et les Highlands ont perdu successivement la plus grande partie de leurs farouches habitans. Nulle part l’expérience n’a été faite plus en grand que dans le comté de Sutherland, qui forme l’extrémité nord-ouest de la Grande-Bretagne. C’est un pays abominable où les fondrières sont encore plus profondes et les rochers plus décharnés que dans les contrées voisines, et qui n’est même plus pittoresque à force de désolation. ”
Alfred Maury,
Les Voies romaines en Italie et en Gaule d’après les travaux les plus récens de l’archéologie
“ Lors de l’union de l’Ecosse à l’Angleterre, les highlanders, qui menaient un genre de vie fort analogue à celui des peuplades celtiques ou germaines et ravageaient continuellement le plat pays, virent avec un mécontentement qui ne s’était pas encore effacé à la fin du siècle dernier l’établissement des routes. ”
E.-D. Forgues,
Un Peintre dans les Highlands - Journal et Opinion d’un Pré-Raphaëlite
“ Ajoutez que de ces chétives cabanes vous voyez sortir quelquefois des femmes aussi belles qu’on en puisse trouver ici-bas. La beauté typique des highlands est plantureuse et robuste. Ses yeux sont bruns comme l’étang perdu sous la bruyère ; ses joues ont la rondeur et le vif éclat de la pomme rouge ; ses cheveux sont noirs ou d’un brun très foncé. Elle a pour le travail des bras musculeux, pour la marche des supports solides, et pour nourrir ses enfans un sein de marbre aux larges contours. Elle est faite, on le voit, pour l’usage plus que pour la grâce ”
Léonce de Lavergne,
Revue des Deux Mondes
“ Privés de leur indépendance féodale, les chefs des Highlands cherchèrent à augmenter leurs revenus pour faire figure sous une autre forme, — et quand ils n’auraient pas pris des habitudes de luxe qui les y forçaient, ils y auraient été conduits par le seul mouvement de la civilisation naissante. ”
Léonce de Lavergne,
Revue des Deux Mondes
“ Il suffit d’un seul mot pour y répondre : la population des Highlands, qui était en 1750 de 300,000 âmes tout au plus, est de 600,000 aujourd’hui, et les profits comme les salaires de cette population se sont accrus beaucoup plus que les rentes, même dans les montagnes dépeuplées. ”
Walter Scott,
Une légende de Montrose
“ Les Highlanders, à la vérité, peuvent se laisser tenter par l’appât de voler le bétail. Quant aux Irlandais, Votre Seigneurie et vos nobles associés, suivant la coutume de semblables guerres, peuvent les payer aussi rarement et aussi peu qu’il conviendra à leur bon plaisir et à leur volonté. Mais on ne peut traiter ainsi un cavalier comme moi, qui doit entretenir ses chevaux, ses domestiques, ses armes, ses équipages, et qui ne peut ni ne veut faire la guerre à ses dépens. ”
Walter Scott,
Le Jour de Saint-Valentin
“ Oui, par les Highlanders... les infâmes brigands. Quels autres qu’eux tuent la plupart du monde, si ce n’est par-ci par-là, quand les bourgeois se querellent et se tuent l’un l’autre... ou quand les chevaliers et les nobles répandent le sang ? Mais je vous le garantis, ce sont les Highlanders qui ont fait le coup. Il n’y a pas d’homme dans Perth, seigneur ou manant, qui eût osé attaquer Henri Smith seul à seul. ”
Frédéric Mercey,
Revue des Deux Mondes
“ Les gens que les Highlanders appellent poètes, bien différens des bardes ou senachies d’autrefois, ne composent plus les poèmes qu’ils chantent. Ce sont d’ordinaire de jeunes montagnards qui ont une belle voix et qui répètent des couplets appris à la ville voisine, ou conservés traditionnellement dans leurs villages. C’est donc plutôt dans leurs récits que dans leurs chansons qu’ils sont vraiment poètes. Le merveilleux et le fantastique jouent un grand rôle dans ces histoires dont les croyances superstitieuses de l’Écosse forment toujours le fonds. ”
