Jules de Lasteyrie,
Revue des Deux Mondes
“ L’Irlande n’est libre que depuis hier; il lui faut faire en quelques années les progrès que l’Europe a mis des siècles à réaliser. Cette révolution soudaine trouble les habitudes du malheur et de la souffrance, elle heurte les sentimens. Il y a des choses que le temps seul peut achever. La justice n’a pas réparé tous les maux causés par l’injustice, et une société ancienne par le cœur souffre à devenir une société moderne. La race irlandaise a tous les charmes : la grâce, l’éloquence, la beauté, le malheur; elle succombe sans se résigner, et garde les souvenirs à défaut des espérances. ”

