Auteur : Louis Paul-Dubois

Élements biographiques

Auteur : Louis Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Toute la vie du port est resserrée sous l’aile du vieux môle, au pied de la vieille ville, qui, de là, s’étend en éventail sur les collines et le long de la mer. Hors de là, tout est vide ou à peu près ; peu ou point de quais, moins encore d’outillage, le débarquement se fait par chiatte, par « chattes » (le mot est resté à Marseille) ou chalands ; une seule ligne ferrée dessert le port, longeant les arcades de la fameuse « Terrasse de marbre » par la voie la plus populeuse, — et la plus dangereuse, — de la ville : on la baptisée la linea della morte !
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Auteur : Louis Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Je vois, dit-il, une cité nouvelle, loin des vieux sanctuaires, une nation à la fois très vieille et très jeune, vieille en son christianisme, et jeune en ses promesses d’avenir, un peuple qui reçut la grâce avant que le Saxon ne fût venu en Bretagne et qui n’a jamais forfait sa foi. C’est un peuple qui a eu une longue nuit et qui va voir enfin le jour. Là, comme vers un sol sacré, seconde patrie du christianisme, viennent étudier les hommes en foule : tous ont une même foi, tous cherchent la vraie sagesse, et ils retournent dans leur patrie pour porter la paix aux hommes de bonne volonté.
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Auteur : Louis Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

« Allez, votre foi vous a sauvés ! »
Aimant sa religion, il aime son Eglise. Son Eglise est sa maîtresse, dit le proverbe populaire. Elle est l’autorité spirituelle à qui se doit le respect, l’obéissance ; elle est le joyau que n’a pu lui arracher le Sassenach, la seule organisation permanente, la seule expression nationale de l’Irlande : autant de raisons de l’aimer ! Aux temps d’épreuve, elle a été son seul soutien. Sous Elisabeth et sous Cromwell, sous les « lois pénales, » le prêtre a souffert avec le peuple, il lui est resté fidèle jusqu’à la mort et au martyre.
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