Adalbéron

Définition et enjeux

Ernest Mourin Les comtes de Paris : histoire de l'avénement de la troisième race (1869)

Il continua, avec une imperturbable sérénité, sa vie d'écolâtre et de savant, instruisant les jeunes gens qui se pressaient autour de sa chaire et poursuivant ses doctes recherches et ses méditations philosophiques. Il ne laissa voir à personne qu'il souffrît d'avoir été supplanté dans l'héritage du grand Adalbéron, par un aventurier, dépourvu de talents comme de vertus. Il consentit même à rédiger le manifeste de la province de Reims qui notifiait à l'Église entière l'avènement de son rival.
Source : Gallica

Collectif Biographie nationale de Belgique

ADALBÉRON Ier, abbé de Saint-Trond, évêque de Metz, était fils de Vigeric ou Wideric, le premier de l’illustre maison des comtes d’Ardenne dont l’existence soit bien avérée. Adalbéron lui-même, dans une charte datée du 6 octobre 945, par laquelle il rétablit l’abbaye de Sainte-Glossinde de Metz, dit expressément que ce comte fut son père et que ses aïeux avaient occupé les premières places à la cour et dans le royaume [1] .
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Collectif Biographie nationale de Belgique

Après Louis V, fils et successeur de Lothaire, le sceptre passa à Hugues Capet, qui se fit sacrer, à Reims, par Adalbéron, le 3 juillet 987. Ce monarque donna au prélat une grande part dans sa confiance et le maintint dans la dignité de chancelier. Au contraire, le prince Charles, frère de Lothaire, fut indigné à cause de ce sacre et en fit des reproches à Adalbéron, comme si lui seul, de son autorité privée, eût élevé Hugues à la royauté. L’archevêque se justifia en montrant que ce sacre avait été plutôt l’ouvrage de l’État tout entier que le sien [8] .
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