Comtesse Dora d’Istria, Revue des Deux Mondes
“ Plus d’une fois elle me vanta ce site, abrité par les noyers voisins contre les ardeurs du soleil, orné de quelques cyprès élancés, et dont les tombes ; suivant le poétique usage de la Suisse, sont entourées ou couvertes de belles fleurs soigneusement entretenues. J’avais toujours vu les hommes, même les plus résolus, n’envisager la mort qu’avec une terreur puérile et fuir toutes les images qui pouvaient les y faire penser. Eléonora était bien différente : la vie avait évidemment perdu toute valeur à ses yeux. L’expérience, la religion, la philosophie, fortifiaient chaque jour son détachement. ”
