Résumé

Charles Forbes de Montalembert Les moines d'Occident, depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard… (1860-1877)

Rien ne put refroidir le zèle du pape et briser son énergie, ni les périls que courait l'Église en Occident, ni la lutte implacable qui durait, depuis vingt ans, entre l'Empereur et lui, et qui l'avait empêché, après son avénement au pontificat, d'occuper paisiblement le siége de SaintPierre et la ville de Rome.
Avec l'abnégation d'un véritable religieux et la générosité d'un grand pape, Urbain sacrifia tout à la réalisation de son plan. Sa pensée se concentra sur l'Orient où, à sa voix, afflua la plus vaillante chevalerie de la chrétienté.
Source : Gallica

Charles Forbes de Montalembert Les moines d'Occident, depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard… (1860-1877)

La France, malgré tant de perles cruelles, possédait encore un certain nombre d'hommes d'élite : Hildebert, évêque du Mans; Geoffroy, abbé de Vendôme; Joceran, archevêque de Lyon, et bien d'autres zélés prélats et savants docteurs, parmi lesquels figuraient, au premier rang, les deux légals Gérard d'Angoulême et Guy de Vienne, qui, pendant les dernières années de Pascal II, avaient continué de remplir, au profit de la liberté, de la discipline ecclésiastique, de la justice et du bon droit de tous, la glorieuse mission qu'ils s'étaient imposée depuis tant d'années.
Source : Gallica

Charles Forbes de Montalembert Les moines d'Occident, depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard… (1860-1877)

Ainsi, dans cette grande lutte, vainqueurs et vaincus, l'empereur Henri et le pape Pascal, dirigeaient également leurs pensées et leurs voeux vers la France et vers Cluny, vers le royaume toujours orthodoxe et vers l'abbaye toujours sans rivale. C'était l'appui du roi de France que Henri IV invoquait surtout pour venger les droits outragés de la royauté, c'était le saint abbé Hugues de Cluny qu'il demandait pour médiateur entre les princes et lui.
Source : Gallica

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