Jacques de Crozals

Résumé

Jacques de Crozals Lanfranc, archevêque de Cantorbéry… (1877)

Dès les premiers jours une pieuse lutte s'engagea entre Lanfranc et l'abbé. Herluin ne pouvait voir sans admiration un homme dont la renommée avait rempli la Normandie, et que la règle faisait son inférieur. Lanfranc à son tour était pénétré de respect vis-à-vis d'un homme d'armes capable de renoncer, déjà mûr, à une brillante existence, et devenu par la vivacité de sa foi et son opiniâtreté au travail un sujet d'édification. Il y eut entre eux comme un partage d'attributions : l'un fut tout entier à la vie active, l'autre se voua sans réserve à la vie de contemplation.
Source : Gallica

Jacques de Crozals Lanfranc, archevêque de Cantorbéry… (1877)

« C'est de toi, Edouard, dit-il, que j'ai reçu ce bâton pastoral; c'est à toi seul que je veux le rendre » ; et il frappa de sa crosse la pierre tumulaire du Confesseur. Les imaginations émues par tant de fierté dans le malheur, se plurent à voir une intervention miraculeuse : la crosse s'enfonça dans le marbre et nul ne put l'en arracher avant la révocation de la sentence. Le ciel s'était prononcé; Lanfranc et Guillaume conservèrent à Wulstan sa dignité : une faute avait été épargnée au chef de l'Église anglaise.
Source : Gallica

Jacques de Crozals Lanfranc, archevêque de Cantorbéry… (1877)

Ainsi, la responsabilité de Lanfranc devant l'avenir est diminuée de tout ce qui manqua à sa propre indépendance et à l'originalité de ses conceptions. N'oublions pas cependant la dignité de son attitude en présence de Guillaume le Roux; s'il ne put pas s'en faire écouter, il eut du moins le mérite de le comeiur par sa seule présence. La mort lui épargna peut-être de plus graves embarras ; peut-être lui ravit-elle aussi une gloire plus haute, en lui refusant l'occasion de faire preuve de qualités que nul n'est en droit de lui contester et dont sa vie tout entière se porte garant.
Source : Gallica

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