Résumé

P. de Déservillers Hildebert et son temps : un évêque au douzième siècle (1876)

Une société est d'autant plus avancée dans la voie de la perfection, elle est d'autant plus civilisée, dans le vrai sens du mot, que le droit y est plus reconnu et plus respecté, la faiblesse plus protégée et l'emploi de la force matérielle, seul arbitre des sociétés barbares, plus rare.
Le but des grands champions de l'Église, des Grégoire, des Bernard, des Hildebert, des Anselme, des Thomas Becket et de tant d'autres qui se sont succédé de siècle en siècle, a toujours été de développer la loi morale et de refouler la force matérielle.
Source : Gallica

P. de Déservillers Hildebert et son temps : un évêque au douzième siècle (1876)

On retrouve dans cette ferme déclaration, dans ce noble langage le caractère que la persécution grandit ; le vénérable évêque ne pense pas aux douleurs de sa captivité; il ne voit qu'une chose : le droit violé, la justice méconnue, et il est décidé à ne les sacrifier à aucun prix. Cette lettre, adressée du fond d'une prison à tout le clergé et à tous les fidèles, comme une protestation contre l'abus de la force, est un monument qui est resté et qui a beaucoup contribué à faire ranger Hildebert au nombre des plus fermes et des plus glorieux champions des droits de l'Église.
Source : Gallica

P. de Déservillers Hildebert et son temps : un évêque au douzième siècle (1876)

La réconciliation qui avait eu lieu entre le roi et l'évêque de Paris, Étienne de Garlande, avait été tellement sincère, et l'oubli du passé tellement complet, qu'Étienne assista le roi dans ses derniers moments et fut son conseil et son appui dans le terrible passage d'un monde à l'autre, franchi par Louis VI d'une manière si ferme et si pieuse. Tant il est vrai que dans la vie des hommes il s'opère souvent des revirements complets, non-seulement dans les idées, mais même dans les sentiments.
Source : Gallica

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