Résumé

Amédée Renée La grande Italienne (Mathilde de Toscane… (1859)

Mantoue, si tu avais gardé ta foi, Madame Mathilde n'aurait pas failli à te délivrer, et ce n'est pas dix ans, c'est douze ans au moins que tu aurais pu braver son ennemi? Tu aurais conquis la paix; le roi eût fini par s'éloigner tout honteux de tes murs, tu serais restée l'amour et l'orgueil de la Grande comtesse. Elle t'aurait enrichie, honorée, embellie au-dessus de toutes les villes. Ton peuple aurait porté la toge, comme jadis le peuple romain. Admettons même que le roi t'eût prise d'assaut, quelle gloire encore c'eût été pour toi! Il n'y a pas de honte à être vaincue
Source : Gallica

Amédée Renée La grande Italienne (Mathilde de Toscane… (1859)

Othon, pourtant, pleura son fils; mais, après lui avoir rendu les suprêmes honneurs, il se hâta de rassembler ses guerriers et de passer en Italie.
Sa marche ne fut qu'un long triomphe; les Lombards lui ouvrirent d'eux-mêmes les portes de leur ville et l'acclamèrent roi. A leur tête, il se rendit à Rome et reçut des mains du Pape la couronne de fer. Otlion n'oublia pas le dévouement d'Azzo ; il le combla de biens et d'honneurs, et nul ne pénétra plus avant dans son amitié que le seigneur de Canosse. « Comment ne pas aimer, en effet, celui à qui l'on doit une couronne? »
Source : Gallica

Amédée Renée La grande Italienne (Mathilde de Toscane… (1859)

Le chantre de Canosse n'est pleinement Italien que sur un point, il à deviné les concetti. Lux lucem Lucensis, dit-il, en paillant d'Anselme, l'évéque de Lucques; quand l'empereur Henri perd son étendard devant Canosse, le poëte triomphant s'écrie : Siynum signatque l'uinam. Il va jusqu'à faire des acrostiches sur son nom.
Mais sous cette langue imparfaite et barbare on sent un homme presque toujours ému : il passe réellement de la joie, de l'enthousiasme à la haine; c'est la vie du moyen âge, et c'est aussi un homme qui vit de sa propre vie.
Source : Gallica

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