Louis Barthou

Élements biographiques

Portrait de Louis Barthou Louis Barthou,  Le général Hugo (1773-1828) : lettres et documents inédits (1926)

“ N'est-ce pas celle qui règne la première dans mon cœur, celle qui préside à toutes mes affections, n'est-ce pas toi, ma Sophie adorée? Porte-moi autant d'amour que j'en ressens pour toi, et je vivrai heureux, s'il est possible de l'être, loin de ce qu'on aime; je te le répète, mes seuls vœux sont d'être, de vivre et de mourir avec toi; de faire ton bonheur, de vivre fidèle à tes côtés, d'embellir tes jours par des caresses pures et naïves. Heureux celui qui comme moi peut faire ce serment à une épouse vertueuse, qui peut lui tenir lieu de tout et ne jamais lui causer de chagrins et de peines! ”
Source : Gallica

Portrait de Louis Barthou Louis Barthou,  Revue des Deux Mondes

“ Le discours a pris corps, mais un corps fugitif qui se dérobe, et qu’il faut saisir, embrasser étroitement, jusqu’à ce que, dans une véritable ivresse de l’esprit, la pensée maîtresse se fixe, lumineuse, en un point culminant vers lequel il faudra, tout à l’heure, entraîner l’auditeur dompté. Alors, les nerfs tendus par ce grand effort, l’orateur peut paraître : il est prêt. Sauf les cas très rares, où, sous l’empire d’un événement imprévu, le cœur se précipite aux lèvres dans une soudaine explosion, l’improvisation elle-même n’est vraiment oratoire que si elle naît de ce long travail. ”
Source : Wikisource

Portrait de Louis Barthou Louis Barthou,  La bataille du Maroc (9e éd.) (1919)

“ Le Moghreb ne dort pas, la mer n'y est pas grise, ses murs, ses villes et ses ports ont l'animation d'un réveil coloré, bruyant et actif ; au lieu des « Djinns funèbres, fils du trépas », c'est une fée bienfaisante qui a répandu dans l'empire chérifien le mouvement, l'ordre et la vie. Partout au Maroc, les villes, les ports, les écoles, les hôpitaux se développent. La « séance a continué » et la bataille est gagnée. Il s'en faut certes que tout soit parfait, achevé, définitif, et que l'oeuvre n'ait pas ses fissures ou ses lacunes. Mais qui les connaît aussi bien que le général Lyautey ? ”
Source : Gallica

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