Émile-Auguste Bégin, Pilatre de Rozier et les aérostats…
“ Mais un danger était à peine évanoui qu'il en survint un autre : le vent ayant changé, la machine prit la direction du Rhône, où elle faillit s'abîmer. La présence d'esprit de Pilatre le sauva ainsi que ses compagnons. Cependant, après 15 minutes de navigation, la machine ne put éviter une descente trop rapide occasionnée par l'air atmosphérique qui remplaçait incessamment l'air raréfié; la secousse, en arrivant à terre, fut même telle que le prince de Ligne eut à la jambe une forte contusion, et le marquis d'Anglefort une dent cassée. Les spectateurs, vivement émus, croyaient le ballon brisé. ”
