Maurice Meaudre de Lapouyade

Résumé

Maurice Meaudre de Lapouyade Les premiers aéronautes bordelais… (1910)

Alors, les trois voyageurs s'élancent dans la galerie et donnent le signal du départ. Dégagé de ses liens et des mains qui le retenaient, l'aérostat quitte son estrade et s'élève majestueusement dans l'espace. Les mouchoirs et les chapeaux s'agitent, tandis que l'air retentit des acclamations des spectateurs. Puis, le silence se fait. Le ballon monte toujours, droit au-dessus de l'Hôpital, ce qui empêche de distinguer les aéronautes. Tout à coup, à 400 toises d'altitude, on les voit qui se penchent hors de la galerie « pour rassurer le peuple sur leur état».
Source : Gallica

Maurice Meaudre de Lapouyade Les premiers aéronautes bordelais… (1910)

Périer redouble le feu, mais tous ses efforts restent vains : le ballon ne peut arriver à quitter le sol. Les Jurats, qui tiennent à mettre un terme à cette situation énervante, ordonnent alors de couper les cordes reliant la gondole à l'aérostat, afin que celui-ci parte au moins à ballon perdu, ce qui est fait. Mais, comme on a cessé d'entretenir le feu du réchaud, le « globe » n'a même plus la force de se soutenir tout seul et, fléchissant sur lui-même, il panache par-dessus l'estrade et retombe comme une loque sur la principale allée du Jardin où « il n'offre plus qu'un spectacle piteux»,.
Source : Gallica

Maurice Meaudre de Lapouyade Les premiers aéronautes bordelais… (1910)

Cette fois, l'« atterrage » est si violent que l'enveloppe du ballon se fend d'un bout à l'autre, suivant la couture d'un des fuseaux. Sous l'effort du vent qui souffle, — heureusement du bon côté — et s'engouffre dans la plaie béante, le globe s'ouvre, se partage en deux et les toiles se renversent d'elles-mêmes, à gauche et à droite, en laissant le foyer à découvert : l'aérostat était sauvé. Darbelet, Dégranges et Chalifour n'avaient non plus aucun mal, mais se trouvaient épuisés de fatigue.
Source : Gallica

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