Fort du Hâ

Définition et enjeux

Maurice Ferrus Le fort du Ha : un château historique (1922)

Le fort fut environné d'un mur d'enceinte. On sépara les prévenus des condamnés ; les forçats qui attendaient la chaîne eurent leur place à part, dans un corps de logis, qui conserva longtemps leur nom.
Les femmes furent isolées et surveillées par des soeurs de charité ; on ouvrit une chapelle, il vint un aumônier. On établit des ateliers.
La vie au fort du Hâ fut, en quelque sorte, régularisée, moralisée.
Source : Gallica

Maurice Ferrus Le fort du Ha : un château historique (1922)

L'obscurité y est profonde. A la lueur vacillante d'allumettes, nous examinons le local. Il est plus long que large ; le plafond en est voûté. Pas d'air, pas de lumière. De l'humidité, un silence glacial. C'est un antre ! Un lit de camp en bois placé dans un angle, une cruche ébréchée, voilà tout le mobilier. Quel effroyable sort était celui des malheureux jetés dans les cachots de la tour anglaise !
Les cachots de Venise rendaient rarement leurs prisonniers. Ceux du fort du Hâ gardaient souvent leur proie; on y devait mourir de désespoir et de tristesse.
Source : Gallica

Maurice Ferrus Le fort du Ha : un château historique (1922)

Le fort du Hâ, notamment, était « reconnu impropre à tout usage militaire, attendu sa forme irrégulière et sa position au milieu d'un quartier populeux, et qu'on y avait établi les prisons du département » 3.
Le 5 juillet, 1814, un ordre du jour de M. le lieutenant général Lafon-Blaniac, à Bordeaux, prévient la garnison que « la place du château du Hâ » servira de place d'armes, et que, sur cette place, devront se faire « toutes les réunions, revues et exercices militaires ».
Source : Gallica

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