Jules Bonhomme, Souvenirs du fort de l'Est près Saint-Denis… (1872)
“ A midi, la garnison était sous les armes; l'infanterie en bataille dans la cour, les artilleurs à leurs pièces, sur les bastions, les officiers d'administration à leur dépôt d'approvisionnement, le corps médical sur la porte de l'ambulance en tenue de dissection. Le Colonel courait de la tête à la queue des lignes, envoyait sur le rempart un soldat signaler l'approche du cortège, et, grimpant lui-même par les talus, était arrivé plus vite que son envoyé. Tout à coup il pousse de toute sa voix un cri de : « Portez armes ! » que les Prussiens durent entendre. ”
