Jean Gauvin

Résumé

Jean Gauvin Les martyrs du progrès... (1909)

Bernard Palissy vécut comme un bon ouvrier, il mourut comme un saint. Peut-on mieux vivre et mieux mourir ? Quelque idée qu'on se fasse de ce qui est bon et beau, il faut se dire que la vie la meilleure est celle dans laquelle les plus grandes énergies furent pleinement exercées. A ce compte, la vie de Bernard Palissy, écoulée dans la pauvreté et achevée dans l'humiliation et les supplices, mais pleine d'œuvres, fut une belle, une heureuse vie.
Source : Gallica

Jean Gauvin Les martyrs du progrès... (1909)

Denis Papin, outré, protesta hautement.
Mais que peut un homme sans ressources pécuniaires contre l'ignorance, la force brutale des foules, l'iniquité des grands ? Nous avons vu déjà Palissy aux prises avec toutes ces forces mauvaises coalisées contre lui : c'est le sort de tous les novateurs, de tous les inventeurs de voir se dresser contre eux, à l'heure où ils espéraient avoir atteint le but rêvé, les haines des obscurs et des médiocres, des exploiteurs et des maîtres dominateurs qui se liguent contre le génie vainqueur.
Source : Gallica

Jean Gauvin Les martyrs du progrès... (1909)

Comme la plupart des canuts de Lyon, les Jacquard travaillaient dans leur chambre; la femme aidait le mari dans la manœuvre de son métier, et tant que l'enfant ne put se tenir sur ses jambes, on put voir la courageuse mère continuer sa rude besogne avec le bébé dans les bras. Dès qu'il put, lui aussi, aider les siens, Jacquard, au lieu d'être envoyé à l'école, fut promu à la dignité de tireur de lacs.
Source : Gallica

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