Charles Lenient

Élements biographiques

Charles Lenient,  La poésie patriotique en France dans les temps modernes… (1894)

“ Le respect des vaincus est une religion que Victor Hugo a enseignée de bonne heure à la France, et que les passions humaines n'ont guère pratiquée jusqu'ici. Pourtant l'insulte à l'exil et au malheur est de toutes les vengeances la plus lâche, la moins digne d'un homme de coeur et d'un grand peuple. Le journal le Globe, dont la pensée n'était pas suspecte, approuva l'oeuvre tout entière, félicitant le poète loyal et généreux d'être resté citoyen de la nouvelle France, sans rougir des souvenirs de l'ancienne. ”
Source : Gallica

Charles Lenient,  Hommage à la mémoire de M. Delacour… (1877)

“ En histoire, en politique, en littérature, professeurs ou journalistes, ils ne cédaient en rien à la mode du jour. Ils étaient dans toute la force du terme des esprits libres, parce qu'ils étaient essentiellement des hommes de devoir. L'indépendance du caractère vient de la soumission du cœur aux lois de Dieu.
J'étais encore bien jeune, mais je ne puis me reporter sans émotion et sans un sentiment de regret mêlé aujourd'hui d'envie à ces conversations vives, ardentes, passionnées, qui se tenaient dans le grand salon de l'institution de la rue des Fossés-Saint-Victor.
”
Source : Gallica

Charles Lenient,  La poésie patriotique en France dans les temps modernes… (1894)

“ Faire une belle ode, a dit Mme de Staël, c'est rêver l'héroïsme. Or c'est là précisément ce qu'a fait plus d'une fois Delavigne. Il a rêvé l'héroïsme en nous parlant de la vieille garde à Waterloo, de Jeanne d'Arc sur son bûcher, et il rencontrait, sinon toujours, du moins souvent, de généreux accents pour l'exprimer. Le poète est sincère, et c'est par là qu'il nous touche : il n'a pas besoin d'emprunter à ses devanciers l'impression qu'il traduit : elle est en lui et autour de lui. La forme seule reste à trouver. ”
Source : Gallica

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