Résumé

Charles Lenient Hommage à la mémoire de M. Delacour… (1877)

M. Delacour a toujours éprouvé ces sentiments, et on peut dire qu'il en vivait dans les dernières années de sa vie où sa vieillesse gardait plus de souvenirs que d'espérances. S'il était trop de son temps pour en méconnaître les belles œuvres, les fortes études, les magnifiques découvertes, les heureuses réformes, il aimait à reporter ses regards en arrière, à revivre en imagination dans cette vieille et charmante société d'hommes et de femmes qui mêlaient tant d'esprit, de grâce, de cœur à leurs vices et à leurs faiblesses.
Source : Gallica

Charles Lenient Hommage à la mémoire de M. Delacour… (1877)

On y parlait des écoles laïques et congréganistes avec toute la franchise, l'indépendance et l'équité dont le maire-président donnait l'exemple. Nul homme, en effet, ne fut jamais plus propre à faire triompher ces idées de tolérance mutuelle, de concorde, de paix, d'union dans l'accomplissement du bien, que rêvent aujourd'hui tous les bons citoyens. Quelles que fussent ses opinions et ses préférences personnelles, M. Delacour était du nombre de ces consciences droites et loyales qui s'inclinent devant la loi et la volonté du pays librement exprimée.
Source : Gallica

Charles Lenient Hommage à la mémoire de M. Delacour… (1877)

Doué des plus rares qualités de l'esprit et du cœur, il ne lui a manqué que deux choses : l'ambition et la vanité pour les produire sur un théâtre plus élevé que la modeste chaire d'un lycée de province et le cercle restreint d'amis dévoués.
M. Delacour n'aimait rien de ce qui ressemble à un rôle; il lui répugnait d'enfler la voix et de forcer le geste pour obtenir un effet calculé. - Nous n'avons pas connu d'homme plus naturel, plus simple, plus sincère, plus sérieux dans sa manière d'être et de dire.
Source : Gallica

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