Résumé

Charles Lenient Soirées littéraires et scientifiques de la Sorbonne… (1866)

Tout pouvait aller bien et c'était un bon choix : Un homme fort sensé, mérite rare aux rois.
D'ailleurs, la Grèce a-t-elle à choisir entre mille?
Fille sans dot n'a pas droit d'être difficile; Un homme raisonnable en peut être chéri ; Et, comme dit la mère, enfin c'est un mari.
C'était donc un mariage de raison plutôt que d'inclination qu'on proposait à la Grèce : peut-être fut-ce pour cela qu'il ne réussit pas. M. Lebrun préférait pour elle le célibat; aussi faisait-il tout son possible pour dégoûter les rois d'aller en Grèce, et les Grecs d'aller au dehors chercher des rois.
Source : Gallica

Charles Lenient Soirées littéraires et scientifiques de la Sorbonne… (1866)

Malgré les fanfares belliqueuses de sa jeunesse, malgré les luttes littéraires auxquelles il se trouva mêlé, M. Lebrun a été toute sa vie un homme de paix et de concorde. Mais si conciliant qu'on soit, un poëte né Français, enfant de Paris comme son ami Béranger, demi-Champenois comme son maître La Fontaine, doit bien avoir aussi son quart d'heure de malice. L'abeille, tout en distillant son miel, garde toujours son aiguillon : elle en use, même au pied du Parnasse, le jour où elle voit un raïa malotru faire boire son âne à la fontaine de Castalie.
Source : Gallica

Charles Lenient Soirées littéraires et scientifiques de la Sorbonne… (1866)

Leurs voix, leurs nobles voix des peuples écoutées, De loin iront s'unir aux voix de vos Tyrtées, Et pour la liberté combattront avec vous.
Lamartine, Victor Hugo, Casimir Delavigne, répondirent bientôt à l'appel de leur aîné. Mais le premier qui donna le signal avec Byron fut'M. Lebrun; le premier avec Fauriel, il fit connaître à la France le chant de Rhigas, cette marseillaise grecque qui rappelait à la fois le Psean de Salamine et l'hymne de la Révolution française :
Levez-vous, enfants des Hellènes, Levez-vous et pressez vos rangs.
Source : Gallica

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