Dessalles-Régis, Revue des Deux Mondes
“ Pour conclure avec Hégésippe Moreau qui avait, lui, un talent vrai, ce qui l’a perdu, ainsi que bien d’autres, en ce siècle tourmenté, c’est l’immodération de l’ame, l’impatience de la destinée, le débordement inquiet des fermens de l’imagination sur la raison austère, le sacrifice du devoir religieux et moral à l’exigence des passions. Ce qui lui a manqué, c’est la persistance dans l’œuvre, la confiance en sa force, c’est-à-dire dans celle de la poésie ; car s’il eût cru sincèrement à la poésie, il se fût attaché à vivre pour elle, pour le service de son culte et de ses autels. ”
