Joseph Autran,
Discours de réception de M. Autran…
(1869)
“ Mais, vous le dirai-je, Monsieur? vous m'avez fait peur quand, après avoir rendu une si complète justice à la meilleure comédie de Ponsard , l'Honneur et l'Argent, vous l'avez comparée à Timon d'Athènes. On peut traduire Shakespeare, non l'imiter. Son originalité l'isole, son génie étrange vous défie. Tout en lui semble confus ou confondu, et tout concourt à l'effet. Il brise en morceaux son drame ; il en réunit d'un coup d'aile les fragments épars. Dans ce grand désordre où il se plaît, c'est au cœur qu'il vise. ”
