Abel-François Villemain,
Cours de littérature française…
(1828-1838)
“ A la Henriade, où manque l'imagination religieuse, restait la grandeur historique et la poésie élégante et réfléchie, qui appartient au second siècle d'une littérature. Là viennent se placer les portraits, les caractères, les sentences politiques frappées en vers heureux. C'est là surtout que Voltaire se rencontre avec Lucain; et s'il le surpasse pour la raison et pour le goût, jamais, comme lui, il n'atteint au sublime. Lucain a mille défauts ; ses descriptions de la nature, ses récits des événemens abondent en fausses images; mais il peint les hommes avec grandeur, d'un trait vif et rapide. ”
