Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ « Chénier était né pour la satire et non pour la tragédie. Souvent il a glissé la satire jusque dans le drame : il a manqué sa vocation. « Ce n’est pas que Chénier manque de combinaisons tragiques. Il a une tête assez large. On peut lui trouver même de l’élégance et de l’harmonie ; ce qui lui manque, c’est le charme ; il n’a point le souffle divin, mais c’est son frère qui l’avait bien éminemment ; c’est celui-là qui était poète [27] . « Chénier a sûrement du talent, mais c’est un talent fait, un talent artificiel. Il a fait son esprit avec celui des autres. » ”
