Résumé

Portrait de Henri Didon Henri Didon Éloge funèbre de Mgr Georges Darboy… (1871)

Il y a quelque chose de plus efficace que tous les efforts tentés pour son triomphe, c'est le sang dont on l'arrose. Il y a quelque chose de plus beau, de plus heureux, et dont rien au monde n'égale la puissance, quelque chose qui est notre dernier bien et notre ressource désespérée , c'est d'arriver à mourir pour son drapeau. L'archevêque de Paris l'a fait, il a reçu de
Dieu ce don splendide de souffrir et de mourir pour la religion, la foi et la liberté, et de sceller dans son sang leur harmonie qu'appellent de tous leurs vœux tant d'hommes de cœur.
Source : Gallica

Portrait de Henri Didon Henri Didon Éloge funèbre de Mgr Georges Darboy… (1871)

Si riche que soit une nature d'homme et à quelque dignité qu'on l'élève ; si éclatants qu'aient été les services rendus par elle à la patrie agonisante ou à l'Eglise persécutée ; de quelque auréole que le succès l'aient couronnée; quelque magnifiques enfin qu'aient pu être envers elle les dons de Dieu, il en est un pourtant qui les surpasse, et sans lequel tous les autres ne sont rien, car il les consacre et les résume dans un acte décisif et sans retour : c'est le don d'une mort qui est grande et sainte et qui vient à propos.
Source : Gallica

Portrait de Henri Didon Henri Didon Éloge funèbre de Mgr Georges Darboy… (1871)

Oui, je bénis au nom de ces martyrs l'Eglise pour laquelle ils ont laissé prendre * leur vie. Je bénis la France humiliée mais non réprouvée, courbée mais non pas abattue, torturée mais non pas anéantie, coupable mais repentante et prête à se retourner vers Dieu. Je bénis ce Paris incendié dont les flammes laissent voir la Justice éternelle qui venge les crimes et l'éternel Amour qui épargne et pardonne. Je bénis tous les innocents frappés dans cette lutte fratricide. Je bénis tous les morts.
Source : Gallica

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