André Laurie

André Laurie

Résumé

Portrait de André Laurie André Laurie L'héritier de Robinson, (1884)

Paul-Louis se tordait les mains de rage. Se dire qu'on était si près de terre et qu'on ne pouvait pas y aborder!. S'il avait été seul, il se serait jeté à l'eau plutôt que de subir, sans rien tenter, un désappointement aussi cruel.
Le commandant Maucarut, impassible, en dépit de l'émotion poignante qui lui serrait le cœur, maintenait toujours le canot dans la direction du vent.
« Si cette pointe n'est pas un cap, rien à faire, prononça-t-il.
Si c'est un cap, il y a encore de l'espoir. » C'était un cap.
Source : Gallica

Portrait de André Laurie André Laurie L'héritier de Robinson, (1884)

Une brise se leva qui permit de dresser les petits mâts de fortune et d'arborer une voile. On fila douze nœuds sans le secours de l'aviron. De ce train, on pouvait arriver en quarante-huit heures à l'île de Pâques. Aussi tous les rameurs en profitèrent-ils pour dormir à poings fermés.
Il était minuit passé, et le commandant Maucarut, toujours à la barre, semblait à peu près seul éveillé dans le canot, quand une ombre noire, masquée à sa vue par la voile, se glissa silencieusement en rampant entre les corps étendus sous les bancs, et se rapprocha de M. Gloaguen qui dormait, adossé au mât.
Source : Gallica

Portrait de André Laurie André Laurie L'héritier de Robinson, (1884)

Alors un spectacle hideux se présenta aux yeux de Khasji, le premier accouru, de mistress O'Molloy, des femmes de chambre, de M. Gloaguen, arrivé ensuite, de Chandos, de Paul-Louis, des domestiques indigènes, survenus les derniers.
Sur la natte de rotin, Raki, le singe de Florence, se tordait dans l'agonie, enveloppé qu'il était dans les anneaux d'un serpent noir de l'espèce des cobras. La pauvre petite bête, enlacée dans ces replis gluants, mordue par ces dents empoisonnées, n'avait déjà plus la force de lutter et de crier!
Source : Gallica

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