Résumé

Emile Hazan La situation économique des établissements français de l'Océanie… (1936)

La colonie est, avant tout, un producteur de matières premières et elle ne doit sortir de ce rôle qu'avec d'infinies précautions. S'il est vrai que le régime du pacte colonial a vécu, la métropole cherche néanmoins dans une colonie autre chose et plus qu'un territoire d'expansion pour sa civilisation. La France, comme toutes les métropoles, recherche son intérêt en défendant ses colonies.
Il faut souhaiter entre l'Océanie et la France des
rapports de plus en plus importants, des échanges de plus en plus nombreux.
Source : Gallica

Emile Hazan La situation économique des établissements français de l'Océanie… (1936)

Cela est si vrai que, lorsque le planteur colonial trouve, par exemple, un meilleur prix de vente pour son coprah, ou plus de facilité pour l'exporter à l'étranger, il délaisse sans hésitation le marché métropolitain.
Enfin, aujourd'hui que la balance commerciale de la France est déficitaire, en limitant nos importations étrangères et en resserrant nos relations avec les colonies, nous acquérons de l'indépendance vis-à-vis de l'étranger; tout en aidant à la « mise en valeur » de nos colonies, nous leur permettons de mieux résister à la crise.
Source : Gallica

Emile Hazan La situation économique des établissements français de l'Océanie… (1936)

Enfin, pensons-nous, les producteurs français n'ont pas de politique commerciale coloniale suivie. Ils vendent aux colonies au hasard de la demande, sans programme défini. Le producteur français sous-estime la publicité; il fabrique de bons produits et il attend qu'on vienne les lui acheter. Il ne va pas au-devant du client colonial, il ne le sollicite pas. Fort heureusement, le commerce d'exportation de France vers les Etablissements français d'Océanie se trouve entre les mains de négociants qui ont vu Tahiti, y ont vécu et connaissent les besoins de ces îles.
Source : Gallica

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