Résumé

Marcel Chausson Les Cultures riches dans les colonies françaises (1912)

Mais appliquer cette dénomination aux autres produits comme le cacao, le café, le thé, le sucre, le tabac, c’est une erreur économique. En fait, aucune idée de richesse ne s’attache à la consommation de ces denrées, et à ce point de vue elles sont parmi les plus communes et les plus vulgarisées, à la portée de toutes les bourses. C’est pourquoi l’expression « cultures riches » est impropre : on ne peut prendre le mot riche dans son acception courante, car il a l’inconvénient d’éveiller une idée de fortune opposée à celle de pauvreté.
Source : Gallica

Marcel Chausson Les Cultures riches dans les colonies françaises (1912)

Certes nous devons lutter pour améliorer ces indigènes, mais le plus efficace moyen est de leur donner l’habitude du travail, et cela, par l’agriculture. L’industrie,en effet, ne vient dans les régions tropicales qu’après une longue période
agricole, elle exige des aptitudes et des connaissances variées, des machines et des matières premières ; au contraire, sans exiger une compétence difficile à acquérir, l’agriculture occupe des multitudes de bras et crée de la richesse. Ce n’est que la culture raisonnée du sol qui peut ouvrir aux colonies une ère de prospérité croissante.
Source : Gallica

Marcel Chausson Les Cultures riches dans les colonies françaises (1912)

Nul pays n’a un pouvoir plus grand de récupération ; et il n’est jamais sage de faire beaucoup de fonds sur le maintien du statu quo ; aussi ne faut-il pas conclure que la consommation ne suffira plus à la production : on a même constaté que lors des plus hauts cours cotés il n’y a pas eu de déséquilibre profond.
Telle est, esquissée à grands traits, la physionomie générale de la question du caoutchouc et l’étal actuel des colonies françaises. Il importe maintenant d’indiquer les mesures propres à encourager cette culture et à lui assurer le marché métropolitain.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature