Étienne Grosclaude,
Revue des Deux Mondes
“ M. de Bismarck assurait qu’il n’y a rien de commun entre le Libre-Échange et la Liberté, mais il faut compter avec le redoutable et impérieux prestige des mots ; comme l’écrivait Girardin : « Tel mot fut plus puissant que tel monarque, plus formidable qu’une armée ; tel mot, se décorant d’une fausse acception, appelant pouvoir ce qui est abus, ou liberté ce qui serait excès, peut semer la propagande, égarer les esprits, soulever les peuples, ébranler les trônes, rompre l’équilibre des empires, troubler le monde, et retarder de cent ans la marche de la civilisation. » ”
