Résumé

La Question des douanes en Cochinchine (1888)

Messieurs, n'est-il pas évident aujourd'hui que le producteur de riz ne trouve plus la rémunération de son travail, et que le plus clair de son gain est absorbé par l'impôt direct ou indirect, et hélas ! par l'impôt clandestin, le plus dangereux de tous, car il est difficile d'apprécier sa valeur (1) ?
N'est-il pas évident aussi que tout travail disparaît lorsqu'il n'est plus rémunérateur ?
A ces résultats tout à fait déplorables, pouvons-nous au moins opposer quelques compensations ? Certains produits français ont-ils pu pénétrer sur notre marché sous la protection du tarif général ?
Source : Gallica

La Question des douanes en Cochinchine (1888)

Il faut distinguer ici deux sortes de commerce européen : le commerce extérieur et le commerce de détail. Le premier, qui vivait d'importation et de vente en gros, voit ses transactions tomber de 40 %, puisqu'il s'adressait directement à la fortune asiatique, si brusquement arrêtée. En effet, le développement de l'aisance, sous le régime de liberté commerciale que nous avons connu jusqu'à l'an dernier, avait été rapide et portait les indigènes à se procurer nos objets utiles ou luxueux. Le commerce de détail, qui fait aussi sa part d'importation directe, vivait plus spécialement du budget.
Source : Gallica

La Question des douanes en Cochinchine (1888)

Elles attaquent la production de la richesse de la Cochinchine dans sa vraie source, c'est-à-dire chez les indigènes.
Nous ne saurions trop le répéter, en effet, à ceux qui ne le savent pas, mais qui devraient le savoir, que cette seule source réside ici dans le commerce de riz, et que c'est de lui seul que provient l'argent qui permet à tous les négociants de prospérer, quel que soit leur genre de commerce.
Les Européens importateurs, comme les Chinois exportateurs, ne peuvent prospérer que s'il y a production de riz, c'est là une vérité que personne de vous ne discutera.
Source : Gallica

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