Pamphile Lemay,
Picounoc le maudit
“ Le labour d’automne est bon pour le blé, et puis, le temps est si souvent tardif et long, qu’il est sage de gagner du temps, dès avant l’hiver, en préparant les sillons. Son humeur se ressentait de son trouble intérieur, et ses chevaux subissaient les caprices de son humeur, il les ahurissait de ses cris, les brûlait de son fouet, et quand la charrue se heurtait à une roche il poussait des jurons formidables. À la maison, il ne se montrait guère plus honnête, et Marguerite souffrait en silence. Un soir, le bossu arriva à la porte. Picounoc venait de dételer et se mettait à la table. ”
