Résumé

Germain Delmas Mémoire sur la révision du procès du maréchal Ney et sur la jurisprudence en général de la Cour des Pairs… (1832)

Voilà le sens et l'esprit de la législation ancienne avec ses principes larges et généreux hautement expliqués ; voilà la source féconde à laquelle il doit être permis de puiser, suivant l'exemple donné par la Cour des pairs.
Le principe de la révision, fondé sur l'équité naturelle, l'emportait toujours sur l'irrévocabilité de la chose jugée ; car la justice cesse où l'erreur commence. Mais le principe une fois reconnu, la procédure, destinée à en régler l'exercice, était fixée par des dispositions particulières qui, toutes, concouraient à en assurer l'exécution, et jamais à
l'entraver
Source : Gallica

Germain Delmas Mémoire sur la révision du procès du maréchal Ney et sur la jurisprudence en général de la Cour des Pairs… (1832)

Ajoutons que l'égalité devant la loi donne à toute personne le droit d'élever la voix, et que l'innocence, frappée d'un injuste arrêt, a toujours une assez haute dignité pour mériter la faveur de l'intervention royale. Mais, même parmi tous ceux qui ont un droit égal, la sagesse du prince et la prudence de ses conseillers distingueront toujours, pour concourir avec empressement à la révision, les procès où l'arbitraire a lutté contre un nom recommandé par les services rendus au pays
Source : Gallica

Germain Delmas Mémoire sur la révision du procès du maréchal Ney et sur la jurisprudence en général de la Cour des Pairs… (1832)

La France n'a pas besoin de la révision du procès pour porter un jugement équitable sur la vie du maréchal, et pour flétrir d'une juste réprobation les tristes circonstances d'un procès, souvenir si douloureux de notre histoire ! Cependant, une nation grande et généreuse supporte avec haine et ennui (1 ) la mémoire d'une iniquité, surtout quand elle frappe sur un nom illustré par des services éclatans; et jusqu'à ce qu'une réparation solennelle efface les traces de l'injustice, une sorte de chagrin inquiet se remue dans l'âme du peuple, qu'il est honorable et politique de calmer.
Source : Gallica

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