Résumé

Cour des pairs. Affaire du Cte de Kergorlay… (1830)

« Un membre de la Chambre des Pairs, déclaré déchu de son droit d'y siéger, parce qu'il demeure fidèle à son serment, ne peut se croire valablement déchargé par là de son obligation de délibérer et de voter dans la Chambre dont il est membre. Sa volonté ne se rend point complice de l'obstacle qui l'empêche de remplir ce devoir ; il cède à l'abus de la force matérielle.
« Je suis, M. le Président, avec une haute considération, votre très-humble et très-obéissant serviteur ,
Le comte FLORIAN DE KERGORLAY, Pair de France.»
Source : Gallica

Cour des pairs. Affaire du Cte de Kergorlay… (1830)

Le noble Pair estime en résumé qu'il y a lieu de provoquer des explications, non sur toutes les questions préjudicielles dont plusieurs deviendraient superflues si la question de compétence venait à être décidée négativement, mais sur la seule question de compétence. Un cinquième opinant observe qu'ici la question de compétence est tout entière dans la qualité de la personne inculpée ; si cette qualité n'était sujette à aucune controverse, la délibération sur la compétence serait inutile, et la Cour des Pairs serait saisie de droit, puisqu'il s'agirait de juger un Pair de France
Source : Gallica

Cour des pairs. Affaire du Cte de Kergorlay… (1830)

Un cinquième opinant ajoute que les tribunaux sont toujours maîtres de changer la qualification donnée aux délits qui leur sont déférés ; seulement si la qualification nouvelle qu'ils croient y reconnaître excédait les limites de leur juridiction, ils. devraient le déclarer et renvoyer l'affaire devant les juges compétens. Ici il ne s'agit de rien de semblable; la compétence de la Cour des Pairs est absolue en ce qui concerne ses membres. On ne propose pas d'ailleurs de changer la qualification des faits, en ce sens que ce qui n'était considéré que comme un délit, puisse devenir un crime.
Source : Gallica

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