Résumé

Procès de M. le comte de Kergorlay… (1830)

La civilisation a rendu leurs droits aux nations; si elles savent tout ce qu'elles doivent de vénération et d'obéissance aux rois qui se dévouent pour elles, elles n'ignorent pas que, dans des cas bien rares et lorsque, par le malheur de leur position elles sont poussées à bout, elles ont en elles de quoi reconquérir leur indépendance. Ce n'est pas, comme le dit M. de Kergorlay, abuser de la force matérielle, c'est encore moins convier un grand citoyen à une sorte d'usurpation, c'est tout simplement user de son droit, c'est faire justice à la dynastie qui finit et à celle qui commence.
Source : Gallica

Procès de M. le comte de Kergorlay… (1830)

Rappelons-nous-le, Messieurs, la France est enchaînée par ses sermens; ses sermens la lient au trône où doit monter celui que deux abdications y appellent; nulle puissance n'a le droit de nous délier de ces sermens; l'armée, toujouts fidèle, toujours française, inclinera ses armes devant son jeune Roi. J'en atteste l'honneur national, ne donnons point au monde le scandale du parjure. En présence des droits sacrés du duc de Bordeaux, l'acte qui élèverait au trône le duc d'Orléans serait la violation de toutes
les lois humaines.
Source : Gallica

Procès de M. le comte de Kergorlay… (1830)

Un roi nommé par les chambres ou élu par le peuple sera toujours, quoi qu'on fasse, une nouveauté, Or, je suppose qu'on veut la liberté, surtout la liberté de la presse par laquelle et pour laquelle le peuple vient de remporter une étonnante victoire. Eh bien ! toute monarchie nouvelle sera forcée, ou plus tôt ou plus tard, de bâillonner cette liberté, Napoléon lui-même à-t-il pu l'admettre? Fille de nos malheurs et esclave de notre gloire, la liberté de la presse né vit en sûreté qu'avec un gouvernement dont les racines sont déjà profondes.
Source : Gallica

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