Résumé

Pierre Antoine Berryer Plaidoyer de M. Berryer fils pour M. le Comte Florian de Kergorlay… (1830)

M. de Kergorlay vous le rappelait tout à l'heure. Mais dans sa noble modestie, digne ornement de cette rare fermeté, de ce haut caractère, qui remue si vivement les coeurs et les consciences, que si bien que l'on ait cru faire, on craint d'avoir mal fait quand on n'a pas fait comme lui!... dans sa modestie, il ne s'est pas nommé, il ne vous a point fait connaître l'acte de courage qui signala sa réponse. Elle fut négative ; et, comme aujourd'hui, il crut devoir la publier, et rendre compte à ses concitoyens des motifs honorables qui l'avaient dictée.
Source : Gallica

Pierre Antoine Berryer Plaidoyer de M. Berryer fils pour M. le Comte Florian de Kergorlay… (1830)

En résumé, M. le comte de Kergorlay fut appelé à prêter ou refuser un serment; il s'est prononcé dans le délai prescrit par la loi. Interrogé comme pair, il a répondu en cette qualité, usant de la plénitude de son droit, sous l'inviolabilité de sa dignité, sous l'inviolabilité des opinions émises par les membres de la Chambre haute.
Cette déclaration, avec les motifs qui la lui firent adopter, il l'a rendue publique ; c'était un droit : je me trompe ; pour lui c'était un devoir.
Source : Gallica

Pierre Antoine Berryer Plaidoyer de M. Berryer fils pour M. le Comte Florian de Kergorlay… (1830)

Pour moi,, je comprends qu'un sentiment plus ferme et plus élevé m'interdit sur ce dernier point toute discussion, comme il vous interdira et l'examen et le jugement de l'accusation. Puis-je oublier en effet que bientôt, sous peu de jours peut-être, dans une cause douloureuse et terrible, menacés d'une condamnation immense, des hommes entreront dans cette enceinte, et viendront devant vous leurs pairs et leurs juges, et que, pour leur défense, ils rediront plus solennellement encore, les réflexions si graves, si imposantes de M. dé Kergorlay ?
Source : Gallica

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