Résumé

Procès de M. le comte de Kergorlay… (1830)

Nous n'ignorons pas que pour des hommes qui ont vieilli dans les préjugés de la féodalité et du droit divin , la souveraineté du peuple a quelque chose de risible et de terrible à la fois. On se la rappelle sous les haillons de la misère, ou transrportée, dans les comités de salut public , où elle disposait de la vie des plus honorables citoyens.
Mais c'était alors l'abus du droit, et non le droit dans sa pureté , tel que notre charte le consacre. Chaque citoyen de quelque condition qu'il soit, à des droits sans doute, mais tous ne les exercent pas.
Source : Gallica

Procès de M. le comte de Kergorlay… (1830)

J'eus lieu d'en sentir une reconuaissance d'autant plus profonde , que je n'avais jamais courtisé sa faveur, ni celle de ses ministres ; son ame généreuse désira donner une haute marque de sa bonté à un homme qu'il savait bien intentionné , et qui avait eu plus d'une fois par la liberté de ses opinions le malheur de lui déplaire.
Trois fois dans la chambre des députés , et la quatrième dans celle des pairs, je prêtai le même serment « d'être fidèle au roi, et d'obéir à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. »
Source : Gallica

Procès de M. le comte de Kergorlay… (1830)

Ce n'est pas , comme le dit M. de Kergorlay, abuser de la force matérielle, c'est encore moins convier un grand citoyen à une sorte d'usurpation ; c'est tout simplement user de son droit, c'est faire justice à la dynastie qui finit et à celle qui commence. C'est , en faisant cesser les malheurs présens, fonder le bonheur de l'avenir.
Et je vous le demande , messieurs, à quoi servent aujourd'hui, à quoi pouvaient servir, à la fin de septembre dernier, toutes ces assertions que publiait M. de Kergorlay?
Source : Gallica

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