Louis-Sébastien Grundler, Rapport fait au conseil de guerre nommé par S. Ex… (1815)
“ On a prétendu qu'un prévenu devait être jugé dans le grade ou suivant la qualité qu'il avait au moment de son arrestation, et on en conclut que M. le Maréchal Ney ayant cessé d'être Pair de France par le fait seul de l'acceptation de la Pairie de Buonaparte, n'a plus aucun droit à être jugé par la Chambre des Pairs. Cette opinion nous paraît hasardée ; car la loi déterminant toujours les Tribunaux devant lesquels les grands fonctionnaires de l'Etat ou les simples citoyens doivent être traduits, on ne peut raisonnablement supposer qu'un prévenu perde les avantages qui lui sont assurés ”
