Louis-Sébastien Grundler

Louis-Sébastien Grundler Rapport fait au conseil de guerre nommé par S. Ex… (1815)

On a prétendu qu'un prévenu devait être jugé dans le grade ou suivant la qualité qu'il avait au moment de son arrestation, et on en conclut que M. le Maréchal Ney ayant cessé d'être Pair de France par le fait seul de l'acceptation de la Pairie de Buonaparte, n'a plus aucun droit à être jugé par la Chambre des Pairs. Cette opinion nous paraît hasardée ; car la loi déterminant toujours les Tribunaux devant lesquels les grands fonctionnaires de l'Etat ou les simples citoyens doivent être traduits, on ne peut raisonnablement supposer qu'un prévenu perde les avantages qui lui sont assurés
Source : Gallica

Louis-Sébastien Grundler Rapport fait au conseil de guerre nommé par S. Ex… (1815)

Et si on a été fondé à considérer comme non-avenus deux jugemens rendus en matière de désertion pour des infractions faites à la loi dans la composition d'un Conseil de guerre spécial , comment ne pas craindre d'avance que le Jugement d'un Conseil de guerre chargé de juger un Maréchal de France , dont la composition n'est déterminée par aucune loi, ne soit aussi frappé de nullité par le Conseil de révision, s'il lui est soumis ?
Source : Gallica

Louis-Sébastien Grundler Rapport fait au conseil de guerre nommé par S. Ex… (1815)

Tout le temps qui s'écoule entre le délit et le compte que la justice en demande à celui qui l'a commis , disparaît aux yeux des Juges , et le prévenu est replacé par l'accusation même au point où-il était quand il l'a provoquée.
Oui , M. le Maréchal Ney a cessé d'être Pair de France le jour où il a accepté une distinction illégale , incompatible avec la dignité constitutionnelle dont son Roi l'avait investi
Source : Gallica

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