Résumé

H. de Fonteneuille Réponse aux observations de M. le Mis de Lally-Tolendal… (1821)

Dans les deux derniers procès jugés par la noble Cour, une majorité s'est trouvée pour prononcer sur la culpabilité; elle a manqué (et de beaucoup) lorsqu'il s'est agi de prononcer sur la pénalité, en présence d'une minorité décidée à faire fléchir devant elle le texte précis de la loi.
Quelles réflexions n'ont point fait naître de tels faits? jusqu'où la pensée publique n'a-t-elle point porté son investigation?... Je m'arrête : la faculté d'exprimer et de motiver ses opinions, accordée par nos lois, et plus encore par nos moeurs, a beaucoup d'étendue
Source : Gallica

H. de Fonteneuille Réponse aux observations de M. le Mis de Lally-Tolendal… (1821)

Je ne puis m'empêcher de faire remarquer avec quelle facilité les partis font, au besoin, fléchir les principes; si des pairs de France qui rêvent l'ancien régime, comme disent si bien nos bons amis les libéraux, sautant à pieds joints par-dessus la Charte et la législation, avoient vanté les Parlemens, quels cris, quelles clameurs ne se seroient pas élevés du sein de l'opposition ! Les Parlemens ! l'arbitraire !...
Source : Gallica

H. de Fonteneuille Réponse aux observations de M. le Mis de Lally-Tolendal… (1821)

L'autorité des précédens est une autorité souvent douteuse, quelquefois mauvaise; je l'admets volontiers à défaut de lois écrites et de dispositions précises sur une matière; mais je ne pense pas qu'elle puisse faire ployer devant elle la volonté clairement exprimée du législateur; ici cette autorité me paroît, comme elle a paru à soixante et onze nobles pairs , devoir être vivement repoussée. On ne me fera jamais comprendre comment la Cour des Pairs, parce qu'elle aura deux fois commis une erreur, devra nécessairement commettre une troisième fois la même erreur
Source : Gallica

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